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<rss version="2.0"><channel><description>NOUS éditons des livres de Theodor W. Adorno, Alain Badiou, Mehdi Belhaj Kacem, André Biély, Benoît Casas, Paul Celan,  Robert Creeley, Jacques Demarcq, Bénédicte Hébert, Gerard Manley Hopkins, Jacques Jouet, Luis de Miranda, Pier Paolo Pasolini, Jacques Roubaud, Gertude Stein, Gérard Wajcman et Andrea Zanzotto.
Visitez notre site internet…Retournez à l’accueil du blog</description><title>Nous</title><generator>Tumblr (3.0; @editions-nous)</generator><link>http://editions-nous.tumblr.com/</link><item><title>Sommes-nous de la revue ? Eric Clémens à propos de GRUMEAUX N°1</title><description>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Poezibao, 25 mai 2009&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;a href="http://poezibao.typepad.com/poezibao/2009/05/revue-grumeaux-n-1-lecture-deric-cl%C3%A9mens.html" target="_blank"&gt;http://poezibao.typepad.com/poezibao/2009/05/revue-grumeaux-n-1-lecture-deric-clémens.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;A quoi bon une revue, écrite, imprimée, distribuée ? Y a-t-il encore des lecteurs autres que les auteurs qui y publient (et n’y lisent guère les autres textes) ? Peut-être la réponse désabusée à ce genre de question est-elle en train de perdre sa pertinence. La rage monte à nouveau chez tous, non chez un, et avec elle la « rage de l’expression », sous toutes les formes et contre toutes les oppressions, et d’abord culturelles ! La &lt;i&gt;Revue Internationale des Livres et des Idées&lt;/i&gt;, axée sur une « gauche de gauche », mais aussi sur la littérature, tout comme &lt;i&gt;Fusées&lt;/i&gt;, axée sur des enjeux de l’art et de l’écriture (et des noms méconnus comme Lucerné dans le dernier numéro), montrent en tout cas que résister, contrer et créer sont, le mot résonne en plus d’un sens, &lt;i&gt;actuels&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Grumeaux&lt;/i&gt;, dont le premier numéro vient de sortir aux éditions Nous, participe de cette possible renaissance rageuse. Que cet ensemble tourne autour de la « Voix » (titre de l’ensemble, autour de la question « pourquoi/comment lire à haute voix ? ») n’est pas un hasard : les performances vocales (et gestuelles) aujourd’hui relancent l’écriture poétique et lui donnent un impact qui déplace son centre de gravité, du livre à la – quoi ? La vie, la présence, la communication ? Les mots lestés d’idéalisme font trop vite retour. Les plus de 275 pages de cette revue, entre expériences et réflexions, permettent d’y voir plus clair.&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;Plusieurs générations d’écrivains de plusieurs pays y répondent et d’abord par leur textes poétiques – dans lesquels les voix ne s’entendent qu’à condition que nous-mêmes lecteurs les lisions à haute voix : nous y sommes invités par-dessus tout et je ne peux qu’y renvoyer. J’épingle tout de même quelques phrases frappantes… Ainsi, de Christian Prigent : publique, « la lecture insiste spécifiquement sur ce qui, dans la composition du texte, relève des traces de l’oralité implicite qui est &lt;i&gt;l’une&lt;/i&gt; des forces qui en ont commandé l’écriture (écholalie, mesure, rythme) ». Ou de Cécile Mainardi : « une Schérazade qui ferait de sa voix-même l’objet d’un languissement instantané et sans fin, d’un languissement infiniment exaucé dans le temps même de son manque ». Au passage, cette figure de Schérazade nous remet en mémoire que le mythe de la récitante qui suspend la mort contient au moins autant la vérité de la littérature que celui du chant d’Orphée que la mort surprend ! Autre phrase témoin, de Jacques Demarcq, extraite de « La vie volatile » : « J’oralise des sortes de virgules, des exclamations ou interrogations auxquelles j’accole des paroles pour en contenir le vide mouvementé. » Ou, lapidaires, de Jacques Jouet : « La voix est une expiration. » et de Benoît Casas : « la voix et tout ce qu’elle trahit »…. Ou encore, de Charles Bernstein : « La poésie visuelle nous fait regarder autant que lire des textes, alors que la poésie sonore nous fait entendre aussi bien qu’écouter. Ces deux limites se croisent, curieusement, lorsqu’un poème visuel est lu comme un poème sonore ou lorsqu’un poème sonore est noté comme un poème visuel. » Ou enfin, la remarque de Michael Davidson : « La découverte par Milman Parry, Albert Lord et Eric Havelock de traditions orales et de style formulaire fournit un lien entre les pratiques d’avant-garde et les cultures tribales du passé. »&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;L’ensemble est encadré par deux articles philosophiques, l’un de Mladen Dolar, l’autre de Slavoj Zizek, tous deux fondateurs de « l’École de Ljubljana », marquée par la psychanalyse lacanienne. Le premier parcourt de façon lumineuse les diverses façons de penser la voix, en particulier la rupture qu’elle introduit dans le sens, son caractère « acousmatique, voix dont la source ne peut être identifiée » et son double excès : d’autorité et d’exposition. Le second met en tension Lacan et Derrida, ce qui affronte heureusement les illusions de présence à soi et de souffle créateur que l’apologie de la voix peut entraîner. Comme à son habitude, Zizek bouillonne et change de sujet au cours de son texte, ce qui nous fait passer de la voix à la jouissance, de la jouissance au racisme et à l’antisémitisme et de ça au fantasme et à la fiction. Pourquoi pas ? Nous y perdons la voix, mais nous y gagnons, depuis la différence entre le fantasme comme « rêve d’un état sans perturbations » et le fantasme « dont le forme élémentaire est l’envie », hantise du réel de la jouissance axée sur l’Autre, la distinction entre la « fiction symbolique » et l ‘ « apparition spectrale ». Ce qui nous déporte vers une autre thématique dont j’introduis la discussion : la traversée du fantasme n’a-t-elle pas lieu radicalement, y compris pour la politique, dans l’expérience littéraire (ou artistique) précisément parce que la fiction n’y est pas coupée du réel, qu’elle opère la déception de son « spectre » lorsqu’elle affronte l’impossible à représenter ? En lui donnant voix au chapitre. Mieux : en donnant de la voix.&lt;/p&gt;</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/130574955</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/130574955</guid><pubDate>Fri, 26 Jun 2009 13:27:44 +0200</pubDate></item><item><title>Samedi 20 juin à 14hLe bus des grumeauxdans le cadre du...</title><description>&lt;img src="http://15.media.tumblr.com/BaKyOhhH0own8ct1dnKRqpR2o1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Samedi 20 juin à 14h&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;br/&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;Le bus des grumeaux&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;br/&gt;&lt;/b&gt;dans le cadre du 27e Marché de la Poésie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;Départ de la place Saint Sulpice (Paris VIe)&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;avec Jacques Demarcq et Benoît Casas&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Chef de Bus : Yoann Thommerel&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/126515219</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/126515219</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2009 00:00:00 +0200</pubDate></item><item><title>Les éditions NOUS vous attendent au Marché de la Poésie, du 18...</title><description>&lt;img src="http://15.media.tumblr.com/BaKyOhhH0os1ba5kLzRg9CM9o1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Les éditions NOUS vous attendent au &lt;b&gt;Marché de la Poésie, du 18 au 21 juin 2009 (Paris, Place Saint Sulpice). &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site du 27e Marché de la Poésie : http://poesie.evous.fr/&lt;/p&gt;</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/124516583</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/124516583</guid><pubDate>Tue, 16 Jun 2009 12:47:00 +0200</pubDate></item><item><title>Autour de la revue MIR (11 juin à l'IMEC)</title><description>&lt;p&gt;&lt;big&gt;jeudi 11 juin, 20h, grange aux dîmes&lt;br/&gt;&lt;/big&gt;&lt;big&gt;Périphérie du 27&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Marché de la Poésie&lt;br/&gt;Autour de la revue &lt;i&gt;MIR&lt;/i&gt;&lt;/big&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;small&gt;Créée par les éditions ikko en 2007, &lt;i&gt;MIR&lt;/i&gt;, revue d’anticipation, est un espace programmatique qui a pour ambition de poser la question de l’enchantement des mondes. À ce titre, la revue convoque un large spectre de disciplines de la pensée et de la création (littérature, arts plastiques, philosophie, histoire, économie, cinéma, astronomie), sans barrières géographique ni temporelle. Le deuxième numéro de &lt;i&gt;MIR&lt;/i&gt;, à l’instar du premier, est un objet éditorial à part entière, de grand format, qui réunit une cinquantaine de contributions. &lt;br/&gt;Cette rencontre, conçue avec les animateurs de la revue Christophe Manon et Antoine Dufeu, est conçue comme une extension scénique du numéro.&lt;br/&gt;Les interventions de Rémy Bac, Benoît Casas, Christian Prigent et Valentina Traïanova représenteront différents champs de la création : philosophie, lectures et performances.&lt;br/&gt;&lt;big&gt;&lt;br/&gt;&lt;/big&gt;&lt;/small&gt;&lt;big&gt;&lt;small&gt;&lt;small&gt;Un événement organisé en partenariat avec &lt;/small&gt;&lt;/small&gt;&lt;/big&gt;&lt;small&gt;&lt;a target="_blank" href="http://www.entrevues.org/"&gt;Ent’revues&lt;/a&gt;&lt;/small&gt;&lt;small&gt; et le &lt;/small&gt;&lt;small&gt;&lt;a target="_blank" href="http://poesie.evous.fr/"&gt;Marché de la Poésie&lt;/a&gt;&lt;/small&gt;&lt;big&gt;&lt;small&gt;&lt;small&gt;.&lt;/small&gt;&lt;/small&gt;&lt;/big&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr width="325" size="2" align="left"&gt;
&lt;small&gt;IMEC&lt;/small&gt;&lt;br/&gt;&lt;small&gt;Abbaye d’Ardenne&lt;/small&gt;&lt;br/&gt;&lt;small&gt;14280 Saint-Germain la Blanche-Herbe&lt;/small&gt;&lt;br/&gt;&lt;small&gt;Réservation au 02 31 29 37 37 ou &lt;a href="mailto:ardenne@imec-archives.com" target="_blank"&gt;ardenne@imec-archives.com&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;/small&gt;&lt;small&gt;&lt;a target="_blank" href="http://www.imec-archives.com/"&gt;Visitez le site de l’IMEC&lt;/a&gt;&lt;/small&gt;</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/121215641</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/121215641</guid><pubDate>Mon, 08 Jun 2009 00:00:00 +0200</pubDate></item><item><title>Les éditions NOUS ont le plaisir d’annoncer la sortie...</title><description>&lt;img src="http://4.media.tumblr.com/BaKyOhhH0nrhzfh0MGMTlGuAo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Les éditions NOUS ont le plaisir d’annoncer la sortie de&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GRUMEAUX N°1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;VOIX&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;En librairie le 22 mai&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/111131702</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/111131702</guid><pubDate>Wed, 20 May 2009 00:00:00 +0200</pubDate></item><item><title>Les éditions NOUS seront présentes au Salon du Livre de Caen (Le...</title><description>&lt;img src="http://11.media.tumblr.com/BaKyOhhH0nhlspkuIwSwAS5To1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Les éditions NOUS seront présentes au Salon du Livre de Caen (Le Château, 16-17 mai 2009)&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Horaires d’ouverture :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Samedi 16 mai : 9h30 – 20h&lt;br/&gt;Dimanche 17 mai : 10h – 19h&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Entrée libre&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Informations pratiques : &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.salondulivre.caen.fr/2009/infos/index.html" target="_blank"&gt;&lt;a href="http://www.salondulivre.caen.fr/2009/infos/index.html" target="_blank"&gt;http://www.salondulivre.caen.fr/2009/infos/index.html&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site du Salon du Livre de Caen : &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.salondulivre.caen.fr/#" target="_blank"&gt;&lt;a href="http://www.salondulivre.caen.fr/#" target="_blank"&gt;http://www.salondulivre.caen.fr/#&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/107889041</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/107889041</guid><pubDate>Fri, 15 May 2009 00:55:00 +0200</pubDate></item><item><title>JACQUES ROUBAUD - LA DISSOLUTION

Le grand incendie de Londres -...</title><description>&lt;img src="http://6.media.tumblr.com/BaKyOhhH0nerofbpuG2gnDYUo1_400.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;h1&gt;JACQUES ROUBAUD - &lt;i&gt;LA DISSOLUTION&lt;/i&gt;
&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le grand incendie de Londres - sixième branche&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="txt-standard"&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;Vendredi 15 mai 2009, à 19h00	&lt;br/&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="txt-standard"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Lecture de Jacques Roubaud&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Présentation et discussion avec Jean-Didier Wagneur&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="txt-standard"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br/&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="txt-standard"&gt;au &lt;b&gt;cipM&lt;/b&gt; (Centre International de Poésie de Marseille)&lt;/p&gt;
&lt;p class="txt-standard"&gt;Centre de la Vieille Charité - 2, rue de la Charité, Marseille. Tél : 04 91 91 26 45&lt;/p&gt;
&lt;p class="txt-standard"&gt;&lt;b&gt;Voir la présentation de l’événement:&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="txt-standard"&gt;&lt;a href="http://www.cipmarseille.com/evenement_fiche.php?id=695" target="_blank"&gt;http://www.cipmarseille.com/evenement_fiche.php?id=695&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="txt-standard"&gt;&lt;b&gt;Visiter le site du cipM :&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="txt-standard"&gt;&lt;a href="http://www.cipmarseille.com/actu.php" target="_blank"&gt;http://www.cipmarseille.com/actu.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/106918143</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/106918143</guid><pubDate>Thu, 14 May 2009 00:00:00 +0200</pubDate></item><item><title>Christian Prigent à propos des Zozios de Jacques Demarcq (in Action Poétique, n° 195, mars 2009)</title><description>&lt;p&gt;Pourquoi les oiseaux ? L’affaire est sexuelle, suggère Freud. Demarcq ne contredit pas : « c’est — sexe », et 1’oiseau creuse, « ouvert au trouble », le ventre du ciel. Mais la question est moins : d’où vient ce qui s’écrit ? que celle-ci : que &lt;i&gt;fait&lt;/i&gt; le fait d’écrire — qui libère et fasse jouir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suspendu au bord de la parole, l’oiseau verbal parodie l’homme (parole psittacisée) qui parodie l’oiseau (instinct de ciel). « Zozio »» est donc le nom d’une volubilité trans-animale et trans-humaine, qui défie le fini des langues. Le &lt;i&gt;fini&lt;/i&gt; ou la &lt;i&gt;gravité.&lt;/i&gt; Qu’est-ce que la gravité ? Outre l’esprit de sérieux (que fissure la &lt;i&gt;gaya scienza&lt;/i&gt; picoreuse de Demarcq), c’est le discours assigné au lieu symbolique commun, la parole résumée à l’enfilade atone des significations, les cadavres que nos bouches aliénées mastiquent au long des jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment trouver des « îles » de langue vierge et des « exils » de pensée joyeuse ? Demarcq parie qu’il y a une &lt;i&gt;matière&lt;/i&gt; verbale, quelle ne s’identifie pas aux discours, qu’on peut la mettre en mouvement, la trouer d’ebullitions sonores, d’émanations graphiques, d’explosions sémantiques. Pour régner poétiquement sur la langue, il la &lt;i&gt;divise&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;accélère ses particules. &lt;/i&gt;C’est dans son &lt;i&gt;détail menuisé&lt;/i&gt; qu’il travaille (petits becs, plumes légères, pattes fines). D’une part il descelle la &lt;i&gt;lettre&lt;/i&gt; (ce que Vico appelait le &lt;i&gt;hiéroglyphe)&lt;/i&gt; du serti grammatical et fait surgir calligraphies incidentes et typographies multipistes. Soit : l’autre du discours, venu des fonds du bloc sémantique et paradant pictographiquement en avant-scène (salut au passage à Mallarmé, à Cummings, à Maurice Roche). D’autre part il déclenche une évaporation de sons (dans le vocabulaire de Vico : la dimension &lt;i&gt;symbolique&lt;/i&gt;) ; et voici la « musique savante » et le « jeu de la voix hors des mots » (salut à Khlebnikov et au Schwitters de l’&lt;i&gt;Ursonate&lt;/i&gt;). Le reste s’ensuit : phrases redécoupées, scansions bancales, morphèmes tordus, syllabes flottantes. Ça bouge beaucoup, dans cette langue, en imitation perpétuellement moqueuse et affectueuse de ses modèles ciselés et de ses icônes littéraires ou amicales. Ce bougé souffle devant lui une nuée de lettres et des sons qui sont comme des plumes ébouriffées autour du corps sensuellement ravivé de la langue. Et ça engendre des mondes : bigarrés, cocasses, amusés — « merveilleux », comme on disait du temps de Chrestien et du chœur des oiseaux de Barenton. En somme, ça partage du &lt;i&gt;sensible &lt;/i&gt;: ça fait sonner les objets et les corps de la vie réelle dans leur &lt;i&gt;vrai&lt;/i&gt; timbre — qui est le résonnement inextinguible de la « différence non logique » qu’ils persistent infiniment à être au cœur de la parole atterrée en raison.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Paru dans &lt;i&gt;Action Poétique&lt;/i&gt;, n° 195, mars 2009&lt;/p&gt;</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/107891330</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/107891330</guid><pubDate>Wed, 13 May 2009 00:55:00 +0200</pubDate></item><item><title>La recension des Zozios par Jean-Baptiste Para (C C P n°17, mars...</title><description>&lt;img src="http://22.media.tumblr.com/BaKyOhhH0n6tyh6bZG7Urkiko1_250.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;h3&gt;La recension des Zozios par Jean-Baptiste Para (C C P n°17, mars 2009)&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;En refermant &lt;i&gt;Les Zozios,&lt;/i&gt; émerveillé, fourbu, grisé comme au terme d’une fête ou d’une longue équipée, on ne doute pas de tenir entre les mains un livre majeur, une véritable somme dans laquelle un poète a donné, plus que sa mesure, toute sa démesure. Dans le lointain sillage du &lt;i&gt;Parlement volatil de&lt;/i&gt;Geoffroy Chaucer et d’un bataillon de poètes diversement ornithophiles, de O.V. de L. Milosz qui mourut en poursuivant un canari échappé de sa cage à Vélimir Khiebnikov dont la silhouette ressemblait a celle d’un héron cendré, Jacques Demarcq a fait de la faune ailée le centre magnétique de son livre. Dans cette gigantesque volière de mots, les oiseaux sont partout, de toutes les espèces, venus de toutes les latitudes. Dans une facétieuse, affectueuse et jubilatoire galerie de portraits, même les poètes sont campés en oiscllcs et oiseaux. « J’écris pour voler dans les plumes, davantage que pour fixer », dit Jacques Demarrq. À la différence du roi Salomon qui comprenait le langage des huppes, c’est en tant que figure propre à resituer l’homme dans son « humanimalité » que le poète convoque ici ses frères ailés. L’oiseau est aussi l’effigie où se conjugue le double mouvement énoncé dans l’épigraphe du livre : « Ecrire, c’est traduire en langue l’inarticulé du réel ; et l’inverse : des mots revenir au bruit. » En organisant une extravagante &lt;i&gt;birdwatching party,&lt;/i&gt; Jacques Demarcq effectue simultanément cette opération énoncée jadis par Andreï Biely : « Je rentre dans ma bouche pour y épier la création du langage. » Babil hardi, onomatopées cocasses, néologismes gorgés d’astuce et de sens, l’idiome semble de multiples façons briser sa gangue et essaimer ses graines pour éclore en nouvelles efflorescences sonores. Solidaire de cet orchestre inouï et volontiers bouffonnant, on voit s’animer sur la page tout un pétillement d’inventions typographiques. Usant parfois du calligramme et du dessin, comme sur la courbe d’un arc-en-ciel reliant Apollinaire à Zanzotto, l’effervescence optique du poème tend à devenir un répondant visuel de la glossolalie et de la glossomanie qui l’agitent. Car les oiseaux de Jacques Demarcq ne sont pas des piafs empaillés : au contraire, ils ne tiennent pas en place, ils « macabriolent », « dégringlissent » et « s’enlairbifricotent », pour user de verbes forgés par l’auteur. Carnavalesque et agile, inventif et virtuose, aussi narquois qu’un enchanteur désenchanté, d’une tendresse d’autant plus émouvante qu’elle se concentre avec élégance dans un filigrane pudique – ce qui vaut aussi pour la veine amoureuse, en partie cryptée mais présente, et superbe –, ce livre trouve également sa force de tension dans l’improbable équilibre qui s’y fait jour entre une dimension lettrée, érudite même, et sa généreuse part sauvage.&lt;/p&gt;</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/104528091</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/104528091</guid><pubDate>Thu, 07 May 2009 11:58:00 +0200</pubDate></item><item><title>La vitrine de la librairie Masséna à Nice pour les éditions...</title><description>&lt;img src="http://18.media.tumblr.com/BaKyOhhH0mudl7fdrtaa81tCo1_250.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;La vitrine de la&lt;/b&gt; &lt;a title="librairie Masséna" href="http://www.librairiemassena.com/" target="_blank"&gt;librairie Masséna&lt;/a&gt; &lt;b&gt;à Nice pour les éditions NOUS.&lt;/b&gt; </description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/101112683</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/101112683</guid><pubDate>Tue, 28 Apr 2009 18:47:01 +0200</pubDate></item><item><title>Rencontre avec Jacques Demarcq à Nice</title><description>Christian Arthaud et Pierre Le Pillouër présentent Jacques Demarcq et ses Zozios à la Librairie Masséna&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;Mercredi 15 avril à 19h&lt;/b&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;&lt;br/&gt;&lt;/b&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;Librairie Masséna&lt;/b&gt;&lt;br/&gt;55 rue Gioffredo 06000 Nice&lt;br/&gt;Tel : 04 93 80 90 16</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/96422860</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/96422860</guid><pubDate>Wed, 15 Apr 2009 12:32:27 +0200</pubDate></item><item><title>Réécoutez l’émission Science et conscience de Philippe...</title><description>&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://editions-nous.tumblr.com/swf/audio_player.swf?audio_file=http://www.tumblr.com/audio_file/92882170/BaKyOhhH0lvxuhef1h3OyZll&amp;color=FFFFFF" height="27" width="207" quality="best"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Réécoutez l’émission &lt;i&gt;Science et conscience&lt;/i&gt; de Philippe Petit - France Culture, le 02 avril 2009, émission consacrée à  &lt;b&gt;L’antiphilosophie de Wittgenstein &lt;/b&gt;d’Alain Badiou paru aux éditions Nous.</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/92882170</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/92882170</guid><pubDate>Sat, 04 Apr 2009 16:22:00 +0200</pubDate></item><item><title>Autour de L'antiphilosophie de Wittgenstein : Alain Badiou sur France Culture</title><description>&lt;p&gt;Alain Badiou sera l’invité de Philippe Petit pour une émission autour de &lt;i&gt;L’antiphilosophie de Wittgenstein&lt;/i&gt; (NOUS, 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;jeudi 2 avril 2009 sur France Culture (14h-15h)&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/89439710</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/89439710</guid><pubDate>Tue, 24 Mar 2009 20:13:16 +0100</pubDate></item><item><title>Recension de Diagonale de Benoît Casas par Bruno Fern dans le...</title><description>&lt;img src="http://3.media.tumblr.com/BaKyOhhH0lghemooEmFS5krZo1_250.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Recension de &lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Diagonale&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt; de Benoît Casas par Bruno Fern dans le CCP (Cahier Critique de Poésie) n° 17 - mars 2009&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;Comme le premier livre de Benoît Casas (1), celui-ci est issu d’une année de lecture, des notes prises au fil et blanchies, les espaces correspondant aux mots soustraits. A partir d’un corpus où dominent littérature et philosophie, l’auteur a ainsi subtilement composé 142 configurations qu’il qualifie de &lt;i&gt;fragments antiphilosophiques ou &lt;u&gt;phrases de poésie&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;. Par l’imbrication étroite de ce qui relèverait d’une pensée théorique et de ce qui renverrait à une expérience subjective, il s’agit ici de &lt;i&gt;viser avec brutalité le réel / un corps dont la chair même serait faite de lettres&lt;/i&gt;. Si la dimension existentielle est clairement affirmée, cette constitution de soi à travers le langage se double d’une distanciation lucide envers un sujet qui ne saurait être définitivement fixé : &lt;i&gt;IL FIT de la bibliothèque un / labyrinth / e de lui-même / un droit à l’autonomie &lt;/i&gt;Evoquant régulièrement sa propre forme (&lt;i&gt;UNIR des morceaux disparates en un  e / unique / et / inquiétante / queue  de paon  ouverte&lt;/i&gt;), cet ouvrage singulier composé avec les mots des autres est la seconde partie d’un Livre Unique que l’auteur, non sans humour, désigne comme &lt;i&gt;&lt;u&gt;le grand LU&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;Bruno Fern&lt;/p&gt;

1 : &lt;i&gt;L’Amant de Sophie&lt;/i&gt;, Prétexte Editeur (2003). </description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/89432015</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/89432015</guid><pubDate>Tue, 24 Mar 2009 19:45:23 +0100</pubDate></item><item><title>On peut entendre Jacques Demarcq...</title><description>&lt;b&gt;mercredi 25 mars à 18 h 30&lt;/b&gt;&lt;br/&gt;&lt;small&gt;&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;b&gt;avec Paul Cox et &lt;/b&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;/small&gt;&lt;small&gt;&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;b&gt;Valérie Rouzeau&lt;/b&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;/small&gt;&lt;br/&gt;pour &lt;i&gt;dans la lune,&lt;/i&gt; invité par &lt;i&gt;La revue des revues&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;à l’IMEC, 174 rue de Rivoli à Paris, M° Palais Royal&lt;br/&gt;&lt;big&gt;&lt;/big&gt;&lt;small&gt;&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;br/&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;/small&gt;&lt;b&gt;mercredi 31 mars à 20 h&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;br/&gt;&lt;/b&gt;&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;small&gt;&lt;b&gt;avec Pierre Le Pillouër&lt;/b&gt;&lt;/small&gt;&lt;br/&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;dans la cadre d’une exposition Hubert Dupratau FRAC Languedoc-Roussillon, 4 rue Rambaud à Montpellier</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/88220961</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/88220961</guid><pubDate>Fri, 20 Mar 2009 17:27:59 +0100</pubDate></item><item><title>ça me regarde de Bénédicte Hébert
Sortie en librairie le 17 mars...</title><description>&lt;img src="http://18.media.tumblr.com/BaKyOhhH0l0d8yheOEz1DY4Mo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;ça me regarde&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt; de Bénédicte Hébert&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Sortie en librairie le 17 mars 2009 &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Collection &lt;i&gt;Captures&lt;/i&gt;, 20x30 cm, 80 pages en couleur. Avec les textes de Benoît Casas et Yann Ricordel.&lt;/p&gt;</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/86110466</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/86110466</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2009 13:04:00 +0100</pubDate></item><item><title>Poésie/s et oralité/s. Rencontre à l'occasion du lancement de la revue Grumeaux </title><description>&lt;p&gt;&lt;b&gt;samedi 7 mars à 16h (Caen)&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette rencontre rassemblera plusieurs contributeurs de la revue Grumeaux et des invités du festival pour dialoguer autour la question de l’oralité. Avec : Jacques Demarcq, Benoît Casas, Cécile Mainardi, Christophe Manon…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intitulé VOIX, le premier numéro de la revue Grumeaux (à paraître en mai 2009) réunit autour de la question de la mise en voix d’un texte, des auteurs pour qui la lecture publique est un prolongement du travail du texte ; Ici Poésie propose des lectures publiques à Caen, accueillies par l’Artothèque ; et la Galerie Hypertopie présente une exposition de Bernard Heidsieck, fondateur de la poésie sonore dans les années cinquante, qui souhaitait ainsi « mettre la poésie debout ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Débat proposé par la revue Grumeaux, Ici poésie, l’artothèque de Caen et la Galerie Hypertopie dans le cadre du festival La poésie/nuit&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;samedi 7 mars à 16h&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;entrée libre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Galerie Hypertopie&lt;/b&gt; &lt;br/&gt;22 place Letellier &lt;br/&gt;14000 Caen&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Site du festival de poésie contemporaine &lt;br/&gt;La poésie/nuit : &lt;a title="La poésie/nuit" href="http://www.lapoesienuit.com/" target="_blank"&gt;&lt;a href="http://www.lapoesienuit.com/" target="_blank"&gt;http://www.lapoesienuit.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/83728835</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/83728835</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2009 10:12:00 +0100</pubDate></item><item><title>
Signature de Luis de Miranda à la librairie La Belle Hortense...</title><description>&lt;img src="http://14.media.tumblr.com/BaKyOhhH0kf75pvjJYS9WLo0o1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;br/&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Signature de L&lt;/b&gt;&lt;b&gt;uis de Miranda&lt;/b&gt; à la librairie La Belle Hortense (Paris IVe), à l’occasion de la sortie de son livre &lt;i&gt;Une vie nouvelle est-elle possible?&lt;/i&gt; aux éditions NOUS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Mercredi 11 mars 2009 de 19h30 à 23h30&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;br/&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;La Belle Hortense&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;31 rue Vieille du Temple 75004 Paris (ouvert tous les jours de 17h à 2h)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plus d’informations : 01 48 04 74 60&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site de La Belle Hortense : &lt;a href="http://www.cafeine.com" title="La Belle Hortense" target="_blank"&gt;&lt;a href="http://www.cafeine.com" target="_blank"&gt;www.cafeine.com&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/81732747</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/81732747</guid><pubDate>Thu, 26 Feb 2009 17:31:00 +0100</pubDate></item><item><title>Benedicte Hebert, "ca me regarde"</title><description>&lt;p&gt;Le catalogue édité en parallèle de l’exposition Bénédicte Hébert ne se réduit pas à un simple recueil des photos que l’on pourra venir admirer, à partir du 27 janvier 2009, à la galerie Christophe Gaillard ou au Centre d’Art Contemporain de Caen (depuis le 17 janvier). C’est un véritable livre. En regard des cinquante œuvres de l’artiste reproduites en pleine page, le texte de Benoit Casas invite le lecteur à saisir toute la teneur d’un travail intimiste. Benoit Casas joue le jeu de Bénédicte Hébert en nous conviant à la lecture – contemplation sur une apostrophe « ça vous regarde », mais nous y introduit progressivement avec poésie en déroulant son récit de strophe en strophe comme sur des pas japonais. L’incipit plante le décor et nous invite d’emblée à considérer le musée comme un lieu de vie, d’aventures, d’événements « il s’y passe de drôles de choses ». Nous pénétrons ensuite dans les salles et les couloirs sur un effet de travelling avant, avant de découvrir l’action : « un spectateur s’arrête ». L’artiste en mission, autre anonyme du musée cachée derrière ses initiales, procède alors à la « saisie de face-à-face ». La sensualité du travail de Bénédicte Hébert est développée tout au long de l’expérience littéraire de l’œuvre, l’auteur parle d’ailleurs « d’effeuillage des regards » quand il décrit le procédé de mise en abîme, ou encore de « corps à corps », il n’hésite pas non plus à en franchir les limites en invoquant le « peep show ». On découvre que Benoit Casas n’est pas avare non plus de prose discursive si nécessaire (le langage métaphorique utilisé lui donne néanmoins la légèreté de l’humour sans porter atteinte à la crédibilité du discours) lorsqu’il nous explique pourquoi la démarche de Bénédicte Hébert n’est pas « photographier dans un champ des vaches qui s’arrêtent pour regarder passer un train ». Il s’agit de tout autre chose, et de révéler, entre autres, que l’art exerce une force active, visible, atemporelle. En fin de catalogue, le texte du critique Yann Ricordel situe Bénédicte Hébert dans une histoire de l’art plus générale et souligne l’originalité de sa démarche. En repérant une confrontation entre deux medium dans la même image, il définit le travail de Bénédicte Hébert comme un « acte de regard ». Cette dynamique est rendue par l’effet de plaquage du spectateur sur la peinture ainsi que le surcadrage qui fait que le tableau déborde le cadre photographique : le regard est concentré sur le détail, et c’est bien cela qui permet à la photographie de Bénédicte Hébert de dégager autant de sensualité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Le catalogue d’exposition est en vente à la Galerie Christophe Gaillard. Il sera disponible en librairie à partir du 17 mars. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;br/&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;br/&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Arrêt sur image: une oeuvre exposée&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://blog.galerie-gaillard.com/post/2009/02/03/Arret-sur-image%3A-une-oeuvre-exposee" target="_blank"&gt;http://blog.galerie-gaillard.com/post/2009/02/03/Arret-sur-image%3A-une-oeuvre-exposee&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvel accrochage&lt;br/&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://blog.galerie-gaillard.com/post/2009/01/30/Un-nouvel-accrochage" target="_blank"&gt;http://blog.galerie-gaillard.com/post/2009/01/30/Un-nouvel-accrochage&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/80773815</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/80773815</guid><pubDate>Mon, 23 Feb 2009 16:01:00 +0100</pubDate></item><item><title>Benedicte Hebert,  "ca me regarde" - du 27 janvier au 28 fevrier 2009 </title><description>&lt;p&gt;La Galerie Christophe Gaillard est heureuse de présenter &lt;br/&gt;la nouvelle exposition de Bénédicte Hébert &lt;br/&gt;parallèlement à celle que lui consacre &lt;br/&gt;du 16 janvier au 27 mars 2009 &lt;br/&gt;le Centre d’Art Contemporain de Basse Normandie (WHARF)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;Vernissage le 31 janvier 2009 de 18h à 20h en présence de l’artiste.&lt;br/&gt;&lt;/b&gt;Le livre de Bénédicte Hébert, &lt;i&gt;ça me regarde&lt;/i&gt;, édité chez NOUS,&lt;br/&gt;sera disponible en avant première (en librairie le 17 mars 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;La Galerie Christophe Gaillard est ouverte &lt;br/&gt;du mardi au samedi  &lt;br/&gt;de 10h30 à 12h30 et de 14h à 19h &lt;br/&gt;(entrée libre)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12, rue de Thorigny 75003 Paris &lt;br/&gt;Tel :  01 42 78 49 16  /  06 65 15 75 30 &lt;br/&gt;contact@galerie-gaillard.com &lt;br/&gt;&lt;a href="http://www.galerie-gaillard.com/" target="_blank"&gt;&lt;a href="http://www.galerie-gaillard.com" target="_blank"&gt;http://www.galerie-gaillard.com&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://editions-nous.tumblr.com/post/80864362</link><guid>http://editions-nous.tumblr.com/post/80864362</guid><pubDate>Thu, 29 Jan 2009 12:00:00 +0100</pubDate></item></channel></rss>
