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NOUS éditons Theodor W. Adorno, Bernard Aspe, Alain Badiou, Judith Balso, Jacques Barbaut, Philippe Beck, Mehdi Belhaj Kacem, Luc Bénazet, Walter Benjamin, André Biély, Philippe Boutibonnes, Dominique Buisset, Benoît Casas, Paul Celan, Chateaubriand, Francis Cohen, Jean-Patrice Courtois, Robert Creeley, E.E Cummings, Milo De Angelis, Jacques Demarcq, Antoine Dufeu, Alexandre Dumas, Bénédicte Hébert, Gerard Manley Hopkins, Jacques Jouet, Alain Jugnon, Aurélie Loiseleur, Curzio Malaparte, Christophe Manon, Maupassant, Luis de Miranda, Ovide, Pier Paolo Pasolini, Jacques Roubaud, Sade, Gertrude Stein, Elio Vittorini, Gérard Wajcman, Andrea Zanzotto, Slavoj Žižek et Alenka Zupančič.

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May 28

Nouveautés mai

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Judith Balso
Affirmation de la poésie
Je lis les poètes, j’apprends des poètes. La puissance du travail poétique constitue une immense réserve, encore à peine explorée. Je ne partage pas le diagnostic d’un affaiblissement contemporain de la poésie. Le travail des poètes se poursuit. Ce que c’est que lire un poème est, pour part, devenu obscur. C’est pourquoi je dirai ce que j’entends par « lire un poème ». J’appelle « événements poétiques » des événements de pensée dont le lieu est un ou des poèmes, ou encore toute une configuration poétique constituée des œuvres de plusieurs poètes. J’ajoute aussitôt que ces événements poétiques sont multiples, absolument variés et chaque fois singuliers. J’ai choisi d’en nommer et d’en présenter ici sept, qui ont trait aux poèmes de Wallace Stevens, Alberto Caeiro (hétéronyme de Pessoa), Ossip Mandelstam, Pier Paolo Pasolini, les poètes « meng long », Guennadi Aïgui, Giacomo Leopardi.

http://www.editions-nous.com/main.html

Dans la nouvelle collection NOBIS



Ovide
D’Orphée à Achille
Les Métamorphoses, livres X, XI, XII.

Pour toi pleurent les oiseaux tristes, Orphée, et la foule des bêtes,

Pour toi les cailloux rudes et les forêts qui ont suivi tes poèmes

Pleurent. Pour toi l’arbre laisse son feuillage,

Tond ses cheveux, prend le deuil. Les fleuves aussi, dit-on,

Grossissent de leurs larmes et les Naïades et les Dryades

Repoussent les voiles sous l’habit noir et lâchent leurs cheveux.

Les membres gisent un peu partout. Fleuve de l’Hèbre, tu reçois   

La tête et la lyre. Et, miracle, pendant qu’elle glisse au milieu du fleuve,

La lyre pleure je ne sais quoi de triste, quoi de triste la langue

Sans vie murmure et les rives répondent je ne sais quoi de triste.

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