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NOUS éditons Theodor W. Adorno, Bernard Aspe, Alain Badiou, Judith Balso, Jacques Barbaut, Philippe Beck, Mehdi Belhaj Kacem, Luc Bénazet, Walter Benjamin, André Biély, Philippe Boutibonnes, Dominique Buisset, Benoît Casas, Paul Celan, Chateaubriand, Francis Cohen, Jean-Patrice Courtois, Robert Creeley, E.E Cummings, Milo De Angelis, Jacques Demarcq, Antoine Dufeu, Alexandre Dumas, Bénédicte Hébert, Gerard Manley Hopkins, Jacques Jouet, Alain Jugnon, Aurélie Loiseleur, Curzio Malaparte, Christophe Manon, Maupassant, Luis de Miranda, Ovide, Pier Paolo Pasolini, Jacques Roubaud, Sade, Gertrude Stein, Elio Vittorini, Gérard Wajcman, Andrea Zanzotto, Slavoj Žižek et Alenka Zupančič.

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Jan 17

EN LIBRAIRIE LE 18 JANVIER

Elio Vittorini

Sardaigne comme enfance 

Collection VIA

112 pages  |  12*16 cm  |   10 euros  





Curzio Malaparte

 L’excursion

Collection VIA

64 pages  |  12*16 cm  |   9 euros 




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Dec 15

Diesmal de Francis Cohen, par Anne Malaprade

COHEN

Francis Cohen a déjà publié huit livres et dirige avec Sébastien Smirou la récente Ligne 13 dont le premier numéro, sous-titré Tirer-un-trait, a paru au printemps 2010. Diesmal constitue avec Zwar, publié au Théâtre Typographique en 2008, un diptyque : dérobade du sujet à sa langue, déterritorialisation du verbe, désaccords et discordances entourant l’indestructible devoir du dire. D’un titre à l’autre, explique Francis Cohen, « la langue a perdu son titulaire. Dans le précédent livre, le délire de la langue allemande saturait la possibilité du poème, le poème étant toujours-déjà-dit dans l’autre langue ». C’est au tour du français de délirer : dans ce verbe persistent pourtant les mots lire, relire et délier. Le trouble qui saisit la langue n’entame pas son obstination à poursuivre l’expérience des choses par celle des mots. 
Diesmal, c’est-à-dire « cette fois-ci », « pour le coup », s’oppose donc à Zwar, qui signifie « certes », « en effet ». Ce qui est en jeu, dorénavant, est pointé du doigt, photographié par une langue qui considère le fait, rien que le fait, et déjoue les motifs, rejetant toute tentation narrative, explicative ou argumentative. La langue dans son plus simple appareil, constituée d’une série de mots relativement limitée — énigme, fiction, père, mère, nom, mesure, lettre, image, phrase, analogie pour les noms communs par exemple —, énonce des actions qui s’imposent telles des scènes familiales traumatiques et silencieuses, la mère étant toujours qualifiée de « descriptive », le père, lointain, intervenant comme une figure fantomatique. Un traumatisme a eu lieu (fuite, arrestation, séquestration, déportation du père ?) qui s’est inscrit, d’emblée, dans la langue et a fait du fils un vacataire, un précaire, un sujet toujours susceptible d’être encore plus violemment abandonné par les mots qu’il ne l’a déjà été par l’humanité. Le départ, la perte, la disparition du père blessent les possibilités de parole dans lesquelles toutes les ombres aimées et redoutées s’inscrivent pourtant. Langue engluée dans ses homonymes (« la voix [la voie ?] ferrée/si fort me tourmente/ce que j’entends/et pour voyage/un trou donne/à voir un peuple entrant sortant/noircir un long ailleurs/et où ? »). Parole contrainte à l’oblique et au questionnement incessant, qui cache le nom sous le non. Langage verbal syllabique découpé par l’enfant jusqu’à saisir l’ossature des sons. Adulte, il poursuit ces travaux plastiques, cette fois vis-à-vis d’une page sur laquelle toutes les lignes, comme la diversité des signes, esquissent des axes ou des blocs, des horizons fermés, des creusements interrompus : paysage défiguré et spectral qui traverse le manque et le nomme, énoncés crépusculaires dé-pensant la mémoire et les images de l’enfance. Un certain (incertain ?) français a implosé, mais il se prête avec une lenteur obstinée à cette déflagration instituante. Ne restent que quelques pièces d’un puzzle qui fut peut-être complet. Langue, mon prochain, voici comment continuer la lecture de ce processus énigmatique prochain désignant peut-être l’ami, le parent, celui qu’une proximité mentale et amoureuse ne pourra jamais effacer, tant hier que demain.  
La voix endeuillée est arrachée à la chair et aux matières qu’elle redouble. Elle chante sans accompagnement musical, neutralise la tendresse comme la mélodie, et traverse plutôt qu’elle ne les porte les fragments textuels ici consignés. Voix saturée de doubles, ou au contraire creusée de l’intérieur, voix d’outre-tombe ou d’outre-enfance, qui, remontant d’on ne sait où, à partir d’une origine en fuite, espère pourtant un accès à la présence, dans l’alignement du père. Voix muette et à jamais privée de sommeil, qui, tel Hamlet, revient sur les lieux du crime, contrainte à une veille interminable.  
Ni vindicte, ni vengeance, ni malédiction. 
Cette fois, donc, la poésie est faite de morceaux d’images, de mots témoins, de brisures de sens et de souvenirs conjurés qui prélèvent, dans le matériau biographique, de quoi, malgré tout, rester dans le nom, la parole, ce flux de sons et de sens, et tendre « vers lui » comme l’écrit l’un des derniers fragments rapportés : « Vers lui : s’il eût parlé je n’eus fait de sa phrase qu’une injonction à ne pas me dire ou la traduction de son impasse. Vers lui, le visage que je ne vois pas se range dans une enveloppe. […] Vers lui, à ce moment de la négation, quand sa présence fut saisie, souffrant, je perdis au deuil de ce nom le dire ». Dessaisissement du lui, certes, mais saisissement d’une direction et d’un chemin : un passage ralenti dans l’exacte mesure du dire. 
 
[Anne Malaprade] 
 


Source : 

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/12/diesmal-de-francis-cohen-par-anne-malaprade.html

Lire cette autre note de lecture d’Anne Malaprade sur un autre livre de Francis Cohen, En finir 


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Nov 30

Les éditions Nous au Salon des éditeurs indépendants 2011


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Nov 16

Rencontrez Nous au Salon des éditeurs indépendants (18-20 nov., Paris 4e)

9e Salon des éditeurs indépendants, du 18 au 20 novembre 2011

Espace des Blancs Manteaux

48 rue vieille du Temple, 

Paris 4e (M° Hôtel de ville)

Horaires d’ouverture : 

- vendredi de 14h à 22h
- samedi de 11h à 21h
- dimanche de 11h à 20h


Plus d’informations :

http://www.lautrelivre.net/

9e Salon des éditeurs indépendants



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Nov 14

Nouveautés du mois de novembre

Alain Badiou

Entretiens I

 1981-1996

 


 

Slavoj Zizek

Comment lire Lacan 

Antiphilosophique Collection

 Traduit de l’anglais par Isabelle Vodoz

EN LIBRAIRIE LE 16 NOVEMBRE


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Oct 18

Jacques Demarcq lit Gertrude Stein (Samedi 22 octobre 15 à 17 h à Paris)


Samedi 22 octobre 15 à 17 h à Paris
à l’auditorium du Petit Palais, M° Champs-Élysées-Clemenceau
David ChristoffelPhilippe CollinJacques Demarcq,
Suzanne Doppelt et Nathalie Quintane

lisant “leur” Gertrude Stein

invités par la Maison des écrivains et de la littérature
à l’occasion de l’exposition Matisse, Cézanne, Picasso… L’aventure des Stein
au Grand Palais


http://www.m-e-l.fr/les-auteurs-lisent-leur-gertrude-stein,re,242



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Oct 17

Nouveautés NOUS du mois d’octobre, en librairie




Sade

Florence 

ou la dépravation des mœurs

Collection VIA

 

 





Pier Paolo Pasolini

Je suis vivant

Traduit de l’italien par Olivier Apert et Ivan Messac

Postface de Leonardo Sciascia

Collection NOW


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Sep 28

Rencontre avec Judith Balso et Jean-Patrice Courtois (jeudi 29 septembre à 20h à la librairie Le comptoir des mots)

Jeudi 29 septembre à 20h

Benoît Casas invite

 

Judith Balso - philosophe, travaille sur les rapports entre philosophie et poésie

et

Jean-Patrice Courtois, poète et philosophe, 

pour parler de poésie & philosophie

Judith Balso  est l’auteur de Pessoa, le passeur métaphysique aux éditions du Seuil (2006) et d’Affirmation de la poésie aux éditions Nous (2011).

Jean-Patrice Courtois est l’auteur de Complication du sommeil aux éditions Circé (2001), D’arbre et d’oeil aux éditions Pretexte (2002), Les jungles plates aux éditions Nous (2010). 

Judith Balso et Jean-Patrice Courtois liront et parleront aussi de leurs travaux en cours.

      

 

Librairie le comptoir des mots

239, rue des Pyrénées 

 75020 Paris - M° Gambetta

01 47 97 65 40


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Sep 26

Rencontre avec Jacques Demarcq (mercredi 28 septembre, 15h-18h à Paris)

Mercredi 28 septembre de 15 à 18 h à Paris
au café François Coppée, 1 bd Montparnasse, M° Duroc

Vous pourrez entendre


Jacques Demarcq et Jean-Baptiste Para


Demarcq Les Zozios    

             

 

Plus d’informations : 

http://jeanpaulgiraux.pagesperso-orange.fr/mercredi.htm



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Sep 21

Bernard Aspe à la librairie l’Odeur du Temps (Marseille, le jeudi 22 septembre à 19 h)


Soirée Contre-attaques,
 avec :

Bernard Aspe, Alexandre Costanzo et Rada Ivekovic. En présence de Jean-Marc Rouillan. 

Présentation de Contre-attaques n°2 : perspective Jean-Marc Rouillan (Al dante, juin 2011)

Bernard Aspe Les mots et les actes

L’Odeur du Temps

35, rue Pavillon - 13001 Marseille
04 91 54 81 56


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